Vers un événementiel circulaire : l’exemple de l’upcycling avec Hedj et Lilokawa
Bâches, kakémonos, fonds de stand… Longtemps considérés comme des déchets, ces supports trouvent aujourd’hui une seconde vie grâce à l’upcycling. Sur le territoire, Hedj et Lilokawa accompagnent les organisateurs d’événements dans cette transition, en transformant ces matières en objets utiles et durables.
Repenser le cycle de vie des textiles événementiels
Dans l’événementiel, les supports de communication sont souvent éphémères, alors que leur potentiel de transformation est considérable. Comme le souligne Charles Béchu, président de Lilokawa, “que ce soit des kakémonos, des fonds de stand, des bâches ou des oriflammes, nous sommes capables de transformer tout ce qui peut se coudre.” Ce constat est partagé par Camille Brun-Jeckel, cofondatrice de Hedj, qui a fait évoluer son activité face à une demande croissante des organisateurs. “On s’est rendus compte qu’il commençait à y avoir un vrai besoin de la part des entreprises sur la gestion de leurs déchets textiles”, explique-t-elle. Désormais, ces supports ne sont plus perçus comme des déchets, mais comme des ressources à part entière.
De la matière au produit : un accompagnement sur-mesure
La force de ces deux acteurs réside dans leur capacité à s’adapter aux besoins des organisateurs. “Généralement, on part d’un inventaire de matière d’un client ou d’un besoin de produit. Certains arrivent avec un stock de bâches ou de textiles et ne savent pas quoi en faire, tandis que d’autres expriment un besoin précis, comme avoir besoin de 300 goodies pour leur prochain salon”, explique Charles Béchu. À partir de là, Lilokawa propose des solutions adaptées, en orientant ses clients vers les produits les plus pertinents selon leurs usages. Cette logique d’accompagnement se retrouve aussi chez Hedj, dont l’ambition est claire : “faire des objets qui soient utiles à l’entreprise, afin d’éviter d’avoir un énième produit qui finit au fond d’un tiroir.”
Des objets utiles, pensés pour durer
Sacs à dos, cabas, porte-badges, porte-cartes, trousses ou encore étuis… Les réalisations sont multiples et concrètes. Lilokawa a par exemple transformé les bâches du Vendée Globe 2020 en produits collectors revendus dans le village en 2024, ou encore a upcyclé des t-shirts de La Folle Journée de Nantes en coussins et tote bags. De son côté, Hedj a travaillé avec l’entreprise Eoliennes en mer en réutilisant ses bâches de stand pour produire une centaine de lunch bags destinés à ses collaborateurs. Au-delà de la transformation, l’enjeu est de concevoir des objets réellement utilisés. “Tout vient du type d’objet et de l’utilité que vous avez derrière. Une étiquette bagage, par exemple, c’est utile, on peut y glisser une carte de visite, afficher la marque… et à chaque déplacement, elle continue de vivre”, affirme Charles Béchu.
Un impact à la fois environnemental et social
L’upcycling s’inscrit dans une logique d’impact global. Chez Lilokawa, cet engagement est historique : “on fait travailler des personnes en insertion professionnelle depuis 13 ans, et ce uniquement au sein d’ateliers situés dans l’ouest de la France.” Hedj, de son côté, s’appuie sur un modèle collaboratif en lien avec l’écosystème local : “on travaille avec des partenaires de manière durable, uniquement des structures de l’ESS, comme des chantiers d’insertion, des entreprises à but d’emploi ou des coopératives d’artisans.” Au-delà de la revalorisation des déchets, ces démarches permettent ainsi de valoriser des savoir-faire locaux et de créer de l’emploi non délocalisable, tout en offrant une nouvelle manière de raconter et prolonger un événement.
Et si vous pensiez à l’upcycling pour vos prochains événements ?
Faire appel à des acteurs comme Hedj ou Lilokawa, c’est transformer une contrainte en opportunité : prolonger la vie de vos supports, créer des objets utiles et porteurs de sens, et renforcer votre engagement pour un événementiel plus responsable.